Jacques Chevallier, député-maire d’Alger - La dernière utopie
Editions Riveneuve (2010) Préface de Jean-Louis Planche, historien

S’il est un nom qui soulève encore des réactions passionnées chez ceux qui ont vécu les dernières années de l’Algérie française, c’est bien celui de Jacques Chevallier. Député-maire d’Alger, Secrétaire d’Etat aux Armées puis Ministre de la Défense dans le gouvernement Mendès France, ce personnage haut en couleurs a été un des rares à chercher désespérément la meilleure façon de maintenir l’Algérie sous influence française.

Libéral, ouvert au dialogue, profondément humain, il fut à la fois rejeté par les tenants du système français et par les combattants algériens engagés sur la voie de la coupure définitive avec la Métropole. Un homme profondément attaché à son pays, représentatif d’une époque où les valeurs établies faisaient place, dans la violence, à l’ère mondiale de la décolonisation.

Dans la presse :

« Cet ouvrage dresse le portrait d’un personnage haut en couleurs, qui a été un des rares à chercher désespérément la meilleure façon de maintenir l’Algérie sous influence française, alors que l’indépendance commençait à paraître comme inéluctable » (France Culture)

«  Michèle Barbier n’a jamais oublié son Algérie natale et, une fois le traumatisme du rapatriement dépassé, elle a cherché à comprendre les raisons d’une guerre qui ne pouvait pas dire son nom et les passions des hommes qui ont illustré cette période encore mal connue. »  (La Lettre Francophone)

«  En s’appuyant sur des témoignages et des archives privées, Michèle Barbier présente Jacques Chevallier comme un homme utopique, mais lucide et sincère… Cette étude vient combler une lacune, en nous présentant le détail des activités de Jacques Chevallier et de ses amis libéraux… Un discours sans lendemain, certes, mais qui impressionna par son ton nouveau et humain. » (L’Algérianiste )

« Parallèlement à son spectacle, Michèle Barbier s’est aussi intéressée à un acteur méconnu de cette période terrible : Jacques Chevallier, qui fut député-maire d’Alger de 53 à 58. Son livre retrace la vie de cet homme de bonne volonté, volontiers vilipendé, mais qui fut l’homme de la dernière chance au cœur d’une situation inextricable. Le dialogue qu’il essaya vaillamment d’instaurer entre les protagonistes s’effaça malheureusement dans les horreurs d’une tragédie encore bien vivace. » (La Provence - 29 juillet 2010)

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