J’ai deux pays (spectacle musical)

Juin 1962. Sur le bateau qui la ramène d’Algérie, une jeune rapatriée prend conscience de son appartenance à deux pays devenus étrangers.

"Ce récit théâtral, joué avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, est très fort et éclaire bien une page obscure de l’Histoire de France. C’est écrit avec une belle justesse et c’est bien mis en scène. Le cadre du récital éclate et le jeu avec la valise et les habits transportent bien la sensation du départ et du temps. J’ai été saisi par cette confession prenante dont la douleur est sans la moindre haine". (Gilles Costaz)

"Le spectacle retrace à la fois un voyage réel et un voyage intérieur, parmi les rêves, les espoirs et les illusions d’une jeune fille de dix-huit ans. La déchirure, c’est à la fois de quitter "son pays" et tout ce qu’elle connaissait jusqu’alors, pour l’inconnu, mais également le sentiment de n’appartenir à aucune nation, ni celle qu’elle vient de quitter, ni celle dans laquelle elle arrive... Michèle Barbier entraîne le spectateur dans une dualité constante des émotions au travers du prisme de l’Histoire". (Clémenine Kruse - Les Clés du Moyen Orient)

"Michèle Barbier nous offre une tranche de vie, une tranche d’Histoire... Sans décors, sur fond noir, elle projette avec intensité tout ce que son esprit a filmé, entre l’Algérie et la France, il y a déjà cinquante ans... Cette toile de fond sans fond, c’est probablement sa colère, sa révolte, face à l’hypocrisie et aux injustices dont elle a été, contre son gré, la victime et le témoin". (Jean R. Guion - La Lettre Francophone)

"Cette sale guerre et ce retour forcé, c’est avec beaucoup d’émotion et de pudeur que la comédienne l’aborde. Les jeunes Beurs se reconnaissent dans ce déracinement" (La Provence)

"On apprend des choses et c’est un point de vue différent de ce que l’on peut voir et entendre" (Naouel Amrani - Radio Soleil)

"Michèle Barbier appelle dans ses textes très sensibles à une meilleure compréhension entre les peuples, au-delà des clivages politiques. Bravo pour ce ressenti universel si bien rendu ! " . (Christian Fuentès - Avignon City Local News)

"Si, comme le disait si joliment Oscar Wilde, l’humour est la politesse du désespoir, Michèle Barbier est drôlement polie ! Evoquant, en sourires narquois et chansons mélancoliques, les plaies encore ouvertes de la tragédie algérienne, elle va plus loin que bien des dénonciations et des polémiques stériles". (Yves Boisset, réalisateur)

"C’est l’expression d’une souffrance, sans pleurs, sans cris ni récriminations, juste avec des chansons dites-chantées par une femme qui n’exprime que des sentiments, tout cela mâtiné d’humour et de malice". (Jean-Pierre Lledo, réalisateur)

"Michèle Barbier a le regard, le mot et le geste authentiques. Elle sait très simplement susciter l’émotion de celui qui l’écoute, en ressuscitant des parfums, des couleurs et des atmosphères qui ne peuvent que toucher même ceux qui ne les ont pas connus. C’est une belle et véritable artiste". (Claude Lemesle, auteur, Président de la SACEM)

Maman, chanson extraite de ce spectacle. (texte de Michèle Barbier, musique de Jean-Pierre Stora) Images : Jean Camet

Conception de l’affiche : Annie Singer

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